Ajanani

Ajanani est une expérience hors du commun. Ce nom appartient à un petit village perdu dans une vallée à côté de Copacabana. C’est un employé de l’hôtel, Roberto, dans lequel on dormait qui nous a proposé d’aller voir son village, autant pour le visiter que pour faire du volontariat. Il y avait à faire une piscine naturelle avec le ruisseau qui coule de la montagne et des cabanes de terres et de bois. Nous sommes partis la journée avec lui pour aller visiter la terre de ses grands-parents.

Nous descendions la vallée par un chemin de terre en taxi jusqu’à apercevoir la maisonnette. Du  chemin en terre il fallait marcher dans les hautes herbes puis traverser une petite rivière et à nouveau ces herbes. Roberto nous présente la maison et nous donne les prénoms de ses parents Asunta et Mariano pour les retrouver à l’école là où la fête de Pâques a déjà commencé. Lui pressé par une autre fête de l’autre côté de la montagne dans le village de son épouse. Nous posons la tente dans la cour puis allons à cette fameuse fête dont on avait tant parlé.

L’arrivée fut innattendue, les regards étaient surpris de nous voir. Nous nous présentons comme amis de Roberto cherchant Asunta et Mariano. Dans la cour de l’école sont assis sur des chaises les messieurs d’un côté et de l’autre par terre les dames. Il y a seulement 2 professeurs pour 10 élèves. Des flutes, une grosse caisse et un tambour se font entendre appelant les danseurs à se lever et à suivre la musique. La tradition est de boire mais d’en verser sur le sol, à la Pacha-Mama avant de boire et avant de finir son verre. Nous échangeons des mots en ayamara, la langue indigène, autour d’un verre de bière que nous faisons tourner autant que les danseuses tournent sur elles-mêmes.

Waliki – nous sommes bien

Kamisaki – comment tu t’appelles

Karur kama – à demain matin

Juspagara huara huara – merci

Mais la pluie annonce la fin de cette journée. Nous rentrons avec Asunta et Mariano, tous les 2 bien affectés par la bière. Mariano nous demandent d’en acheter 4 en passant devant la sobre épicerie du tout petit village. La soirée va être longue… Théo est invité dans la chambre du monsieur, tandis que les dames vont rentrer les cochons et les vaches entre les gouttes et les éclairs. Il pleut et les yeux de ce couple imprévisible se mettent eux aussi à couler, regrettant leur vie à La Paz. Alice est transformée, ses habits mouillés Asunta lui en a prêté d’autres.

Après tant d’émotions nous quittons la chambre pour aller nour remplir l’estomac. Mais ce n’est pas fini. Pendant que nous nous préparions à dormir, nous entendons des cris dans la cuisine; ils se chahutaient violemment. Nous toquons à la porte pour stopper le chahut, mais le Mariano ne veut pas entendre et dit d’aller nous coucher. Nous retournons dans la tente et essayons de dormir en mettant de la musique, pour ne plus faire attention à eux. Quand, un de leur fils arrive en moto. Il découvre la situation et décide d’emmener Asunta chez des voisins… Nous nous retrouvons seuls avec Mariano qui crit le nom de son épouse afin de la retrouver. Un temps passe et le silence retrouve sa place.

Mais après ce déluge c’est le froid qui vient nous chatouiller… en descendant… en descendant… en descendant… jusqu’à givrer.

Malgré cette nuit éprouvante le lendemain fut le jour comparé à la nuit. En nous levant ils nous proposent pommes de terres chaudes avec une sorte de sauce entre fromage et fromage blanc. Rien de tel pour commencer la journée. Pendant la matinée nous sommes allés traire les vaches et nous avons goûté le lait chaud. Asunta fait 2 fromages tous les jours pour les vendre à la feria les jeudis et dimanche. Nous sommes allés cherché du bois qui se fait rare d’ailleurs, car dans la vallée tout le monde cuisine au feu de bois. C’est rpincipalement des eucalyptus qui poussent là-bas.

Après cette belle journée nous sommes rentrés plein d’émotions.

2 réflexions au sujet de « Ajanani »

  1. salut Théo,

    Je voulais te remercier ou plutôt vous remercier pour votre projet 🙂 c’est un très beau projet d’ailleurs! Mais je voulais vous remercier d’avoir mis en avant d’autres belles choses de la Bolivie vu que j’y es habité je sais qu’il y a de magnifique villes, villages, et surtout de tres bonnes personnes . Mais c’est surtout mon pays de sang et de Coeur. J’espère que tout se passe bien 🙂 Gros bisoo et encore bon voyage a tout les deux !!!

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