Débarquer : ou l’histoire de Pompony-Jo

Ça y est, nous venons de larguer les amarres et nous partons en direction du Sénégal pour faire Dakar, la Casamance, Cap Vert et enfin Brésil.
Nous embarquons donc sur Pompony-Jo pour presque deux mois de mer. Nous ne savons pas encore combien de temps nous allons rester à chaque escale. Avant de partir nous avons fait des travaux dans le bateau : peinture, couture, utilisation de liège. Cela nous a permis aussi de nous familiariser un peu plus avec le bateau. Claude a construit son bateau pendant 4 ans à partir des plans de l’architecte Karoff. Depuis 30 ans il navigue sur son bateau.

Nous partons pour 7-10 jours de mer jusqu’à Dakar.
Nous avons naviguer au large des côtes Mauritaniennes. Nous avançons de manière différente à chaque fois, le vent n’étant pas des plus dynamique. Nous avons fait une pointe à 7noeuds mais le reste du temps nous oscillons entre 4&5 nœuds. Depuis que nous sommes partis nous avons eu le plaisir de pêcher 2 dorades. Un vrai délice de manger du poisson tout frais juste pêché par Théo. D’ailleurs il s’est longuement affairé avec le matériel de pêche, il essaye les différentes techniques, les différentes lignes.
Nous avons également pêché 2 oiseaux que nous avons relâché. Ils s’étaient pris dans la ligne de pêche.
Nous avons bien progressé dans les manœuvres à faire à bord.

A bord le temps passe d’une manière totalement différente que sur terre. Une sensation que les journées sont plus longues et distendues.

Nous avons fait des expériences culinaires car il n’y a pas de four à bord : pizzas maison à la poêle et gâteau à la cocotte minute. C’était bon !

Un soir nous avons bien rigolé au sujet des pirates. Nous étions trop loin des côtes apparemment pour que les pirates puissent venir à bord.

A chacun de nos 1/4 nous avons vu le levé de lune. Au début on croyait que c’était des feux de la côte au loin. Puis nous avons compris que c’était la lune qui se levait. Le soir aussi des dauphins sont venus nous voir près du bateau. Avec les planctons phosphorescents on voyait des traînés d’étoiles filantes au sillage des dauphins.

Bribes écrites durant la navigation :

« Je sens la porte de la cabine s’ouvrir ça y est c’est mon tour. Alice me raconte que des bateaux sont passés à côté du notre et sur le GPS rien est apparu. Encore quelque chose à résoudre.
La mer est calme ainsi que le vent, la lune est parmi les étoiles et les nuages. Le moteur ronronne dans nos oreilles. Les voiles flottent et se balance de bord en bord. Personne à l’horizon.
Notre bateau avance de vague en vague vers le Sénégal petite ou grande elle nous berce et nous raconte ses histoires.

Poème
L’eau t’emportes et tu te laisses emporter. Tu es dans son corps et elle t’accueil. Ce fut un endroit où tu as vécu étant beaucoup plus petit. La mer te berçant dans ses vagues. Elle te fait oublier tes tracas si tu t’abandonnes dans ses bras. Tu te laisses porter par sa densité. Sa fluidité te rends léger, tu danses.

Ça y est je commence a me sentir enfermé cela fait notre 6ème jours que nous sommes partis. Nous avons péché un thon ce matin,la nourriture ne manque pas. Mais c’est l’espace réduit qui me perturbe. »

Le vent se met à souffler fort et les côtes ne sont pas très loins. Nous sommes obligé de rabattre les voiles car nous voulons arriver de jour.
Nous passons à côté de l’île de Gorée un endroit où l’esclavage était fort présent. Puis une digue et derrière des voiliers. Quelle euphorie de revoir la terre ! Un homme arrive avec un passeur pour nous indiquer l’endroit où nous devons nous mettre. Cet homme s’appelle Moussa. Quelque temps après Alice aperçoit le pavillon breton d’un bateau  » on dirait Free Mouss, oui c’est Free Mouss !  » ça tombe à pic puisque nous décidons de débarquer suite à une tempête à bord venant du capitaine. En deux deux nous faisons nos sacs et allons avec Moussa rejoindre Free-Mouss. Il a raison Pascal « on ne change pas une équipe qui gagne! » C’est réparti pour les cours et il nous propose de nous embarquer jusqu’au Cap Vert !
Avant nous ferons une petite escale en Gambie. Prochain récit pour Noël on vous racontera le Sénégal, la Gambie et le début du Cap Vert !

Naviguer… il faut trouver le bon navire

L’escale de deux jours sur Blue Gin s’est allongée et est devenue une semaine. Nos journées n’étaient pas très variée : nous allions de pontons en pontons, de bateaux en bateaux et ce n’était pas évident de toquer aux coques et de demander aux personnes s’ils avaient besoin d’équipiers. Nous parlions français, anglais ou espagnol, et même brésilien ! Nous avons senti ce que c’était que se « vendre », mettre en avant nos qualités qui pourraient être utiles à bords : faire le pain pour Théo, barrer, faire les quarts la nuit.

Durant nos 15 jours passés à Las Palmas, nous avons éprouvé de nombreuses oscillations d’émotions : l’euphorie, la tristesse, le doute et l’incertitude. Pourtant, de nombreuses personnes nous ont tendu la main. En commençant par Blue Gin qui nous accueillait sur le bateau à bord. Tout l’équipage nous a soutenu, écouté et aidé, notamment pour la corvée d’écriture avec Gildas et Marco pour faire des petites affichettes, collées par la suite à différents endroit du port.

Est  venue la vie à bord de Free-Mouss, Pascal et ses « deux gars » Titouan et Yoan. Nous avons fait du troc : nous donnions des cours pour le CNED et ils nous hébergeaient à bord + nourriture. Une sacrée semaine avec une responsabilité d’ouvrir l’esprit de ces deux garçons déjà bien autonomes et responsables. Ils sont impressionnants dans la connaissance de leur corps à bord, dans l’eau et de la cuisine. Le dernier jour nous avons chanté une chanson en anglais « Tom is english, he lives in England, etc… ». Nous avons travaillé sur la respiration, la position du corps, le rythme. Le jour de notre départ ils étaient touché de nous voir partir. Peut-être avons-nous permis qu’ils prennent un peu plus confiance en eux pour la suite de leur périple. Pascal, quant à lui à un sacré mérite de voyager avec ses 2 fils et de s’occuper d’eux avec autant d’amour et respect.

Nous nous rendons compte aujourd’hui que nous rencontrons/croisons beaucoup de personnes, avec des histoires différentes, des projets différents et des philosophies différentes à bord d’un voilier. C’est le cas de Sillage, un autre bateau français : Fred, Daphné et leurs filles Noam et Mae. Nous avons partagé de belles discussions sur ce que c’est d’être parents, sur le voyage et la découverte de l’autre. Une autre personne qui nous a beaucoup touché : Anaïs. Une bateau-stoppeuse qui nous a donné beaucoup de douceur et de petits partages autour d’un verre à bord de Free-Mouss. Eva, une navigatrice solitaire vendait un livre qu’elle fait main. Nous lui en avons acheté un et cet argent participe à l’achat d’un pilote automatique pour continuer son périple vers le Brésil.

Quelques jours avant de quitter Las Palmas, nous avons eu l’idée de faire signer nos sacs à dos par les personnes que nous rencontrons et qui souhaitent laisser une trace sur nos petites maisons. On ne sait pas s’il y aura assez de place pour toutes les personnes que nous croiserons !

Nous avons quitté Las Palmas ce lundi 11 novembre en direction de Ténérife pour rejoindre Claude et son bateau Pompony-Jo. Nauta.d, un bateau allemand  (un centurion pour ceux qui s’y connaissent un peu) avec à son bord Ernst, Hunter et Cloe, venus tout droit du Canada, nous a embarqué pour cette journée afin de joindre la capitale. Un plaisir de naviguer avec ces personnes et à bord. Le chef cuisto Théo nous a régalé d’une belle platée de pâtes ! (toujours le pied marin !

Maintenant nous sommes à Tenerife. On a omis un détail : avant de rejoindre Claude et Pompony-Jo nous avons rencontré le couple de belges avec qui nous allons faire le voyage.  Nous avons recroisé Blue Gin car nous lui apportions une ligne de pêche en cadeau de Free Mouss. Marco toujours vaillant et récupère ses équipiers pour sa prochaine traversée.
On se rend compte que nous sommes bien entourés et cela fait chaud au cœur.
Nous avons eu une première rencontre avec Claude le lundi soir de notre arrivée sur Nauta.d. Puis nous l’avons rejoint mardi matin à bord. Cette nuit là nous avons dormi sur le pont avec Theo, au vent frais de l’océan mais au creux douillet du bateau.
Nous prenons nos marques petit à petit et sentons que les premières expériences et partages portent déjà des fruits. On a notion de ce qui est important de savoir ou non avant de monter à bord. Nous attendons actuellement le pilote auto avant de pouvoir larguer les amarres. On espère pouvoir faire un essai de navigation avant de partir pour le sud direction Sénégal et Cap vert.

 

 

Une photographe à Madère

Nous dansions à Madère, lorsque Angela est venue nous montrer ses clichés que voici !

Canaries : quel sera notre prochain bateau ?

Aujourd’hui vendredi 25 Octobre s’arrête notre première expérience de bateaustop avec Cyrano. Elle fut très enrichissante avec de nombreuses surprises. Une chose est sûre : quand on veut réellement réaliser ses rêves même avec des enfants c’est possible !

Nous avons dansé à Porto Santo sur la plage puis à Madère dans un parc de la ville. Le besoin de nous redécouvrir à travers la danse  se faisait sentir en improvisant à nouveau et en s’apprenant des bouts de phrases créé sur le moment. D’ailleurs un couple d’allemand s’est arrêté pour échanger avec nous et la femme a fait plusieurs photo que vous trouverez prochainement sur le site. D’autres personnes un peu plus timides nous observaient de loin.
 Nous avons confectionné des fourrages en cuir sur les bars de flèches du mât pour éviter que les voiles se déchirent. On a mis plusieurs heures à créer le patron en allant de la prise de mesure à la confection d’un patron avant la découpe du cuir.  Tour à tour nous montions en haut du mât pour aller coudre la protection. Théo se sentait à la fois comme dans un nid et en même temps balloté dans le vide. Il s’est même fait coincée les cuisses. Alice voulait sauter depuis tout là-haut et aimait voir la vue autrement.
Sur la route de Madère aux Canaries Cyrano propose un mouillage à côté d’une île protégée : ilha Salvagem. Nous avons pu y voir des poissons magnifiques et des crabes avec des carapaces colorées en feux d’artifices.  Bien sur les dauphins, (rencontre incontournable à chaque) sont venus nager et on vous fait partager un peu de leur joie.
Petite surprise ! Cliquez ici
Maintenant place à Gran Canaria où nous allons devoir trouver un autre bateau. Très gentillement le navire Blue Gin rencontré à Lisbonne nous propose de rester pour 2 jours le temps de trouver des pistes ! On croise les doigts pour trouver un nouvel embarquement rapidement !

Clichés récents

Voici différents moments de notre vie à bord pris par Bénédicte

De La Rochelle à Porto Santo

Nous y voilà ! Nous venons à 4 mains plancher un peu sur nos 2 semaines de voyage depuis le 25 septembre de La Rochelle à Porto Santos où nous sommes actuellement.

La première semaine de stop est marquée par de rencontres incroyables. On citera les plus étonnantes :
– Gloria, une portugaise chauffeur, rencontrée sur une aire à camions près de Dax. Son fils avait ramené du Portugal 2 jeunes, elle pensait que c’était nous. On lui a raconté notre projet, elle était enthousiaste. Petite elle n’avait pas pu faire ce genre de projet car elle était trop pauvre. Elle nous a demandé de lui envoyer des photos de l’Amérique Latine. Pour combler le tout elle nous a donné 50€ !
– Nicolas et Margaret, un couple d’Américains de Boston nous prennent près de Pamplona. C’est la première fois qu’ils prennent des gens en stop. Margaret avait peur qu’on ait des armes avec nous ! « Do you have some weapons with you ? »
Ils nous prennent en photo pour montrer à leurs amis et leur raconter le stop ! Nicolas nous donne 10€ pour le projet.

– A Pamplona c’est Andoni qui nous emmène un peu plus dans le sud, il fait des études d’ingénieur agronome. Il nous a rapporté de chez lui du pain, de l’eau, du fromage et des fruits et nous a emmené un peu plus loin. Nous avons découvert le groupe les black key, un bon mélange de style !

– Herman Diaz est le dernier de nos auto-conducteurs. Il rentrai de Ciudad Rodriguez (Espagne) à Guarda (Portugal). Il venait de participer à un festival international de moto, dont il était le gagnant et de surcroît le plus vieux !

Entre tous ces moments de rencontre nous avons connu le poids de nos sacs (eh oui avec toute la nourriture, l’eau !), puis des moments d’attente et de peur parfois le soir en plantant la tente dans la nature. Nous étions aux aguets, très prudents de là où nous nous installions. Les premiers jours le soleil nous accompagnait et avant d’atteindre Lisbonne la pluie l’a remplacé ! Il nous est arrivé de danser un peu et de chanter, mais nous souhaitions surtout avancer et de nous rapprocher du continent pour la danse.

Ça faisait 5h que nous étions assis dans nos fauteuils. L’arrivée fut tant attendue que nous avions vraiment l’impression d’avoir passé une étape. Il fallait trouver un endroit où dormir vu que nous ne connaissions personne à Lisbonne. Good night fut la première auberge pas loin du centre et surtout pas très loin des marinas (incroyable une douche chaude :-)). Le lendemain aux marinas nous avons rencontré des anglais, des français et des portugais bien sûr ! Mario, un réparateur sur la zone portuaire nous informe qu’un cata français avec une famille serait là demain à 10h. Notre première piste ! Nous rentrions mouillés par la pluie, excités de rencontrer le cata Cyrano et son équipage. Nous avons changé d’auberge, nous voulions avoir une ambiance plus locale et moins funny et américain.
Cyrano était arrivé et il fallait foncer car 2 autres bateau-stoppeurs suisse nous collaient aux fesses ! La rencontre fut brève, nous avons d’abord rencontré Arnaud et Bénédicte puis les enfants à l’intérieur du bateau : c’était l’heure du CNED. La réponse positive nous étions fous de joie, encore une autre étape de faite.

Ça y est nous sommes partis pour Porto Santo. Arnaud nous briffe pour les quarts (surveiller le bateau pendant la nuit). Il faut vérifier régulièrement la tension électrique, la zone de navigation avec l’ordi et la tablette, et s’assurer du cap sur le pilote automatique. Théo a déjà le pied marin et n’a pas le mal de mer, Alice le sera un peu au début. Le 2ème jour de navigation Arnaud décide de sortir le spi. Il faut mettre d’abord la voile dans une chaussette ce qui permet de l’accrocher sans avoir une trop grosse prise de vent afin de finir les réglages. Il est bleu et blanc et il prend tout l’avant du bateau. C’est une voile très légère qui peut facilement se retourner. Il fait toujours garder un œil dessus. Avec le bateau va jusqu’à 8 noeuds.
De nuit, le sens de l’ouïe est beaucoup plus développée et les bruits nous paraissent plus énormes. Le plancton fluorescent rend la mer magique (chaque remous le fait sortir à la surface). La mer nous semble douce et forte, sa couleur change de temps à autre. Une fois elle ressemblait au lapiz-lazuli. Nous flottons, nous capturons l’air, il glisse dans une peau puis repart. Ainsi vogue le navire, la queue du safran porte la direction.
Un soir, un groupe de dauphins est venu nous rendre visite en nageant près du bateau. Une expérience de la pêche nous rapporte une dorade coryphène, aux écailles dorées. Terre a été crié. Porto Santo se dresse devant nous. Les heures se rapprochent, le continent d’Amérique du Sud est de plus en plus près.

Périple en bateau !

Mercredi dernier nous avons rencontré Cyrano, un cathamaran et sa petite famille : Bénédicte, Arnaud, et leurs 4 enfants Quentin, Faustine, Augustin et Timéo. Nous allons faire un premier bout de voyage avec eux jusqu’à Madère et plus si on se supporte 🙂

Partenariat Les Tréteaux de l’Université / Angers

Nous sommes heureux du partenariat avec l’association étudiante Les Tréteaux de l’Université, représentée par Kevin Rénié.  Elle vient soutenir le projet en l’hébergeant pour des demandes de subventions. Cette association nous aidera également à notre retour à organiser nos interventions à l’université d’Angers sur les campus de Saint-Serge et de Belle-Beille ; en particulier pour les ateliers que nous proposerons à La Passerelle (campus Belle-Beille) dans les locaux de la Direction de la Culture.

 

 

Demande de subventions

Derniers jours avant de déposer les dossiers pour le CROUS et le FSDIE ! Commissions prévues le 22 et 23 mai ! Nous sommes en attente pour l’association qui portera notre projet pour le FSDIE afin de nous présenter.

En attentant, nous adressons un grand remerciement à Josiane Jousset, de la Mission Jeunesse d’Angers, qui croit en notre projet et nous soutient !

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Umaï sur la route ! Nous sommes heureux de partager ce projet avec vous et ses différents voyages à venir !

Hier et aujourd’hui nous avons fait nos premières interventions dans les rues d’Angers : place du ralliement, rue Saint Laud, place de la Fontaine. Premières expériences déjà fortes ! Un petit clin d’oeil au panneau qui nous suit partout pour informer les gens de notre projet !